L'actualité de la bande dessinée sur le Net
06/01/2003 20:30:31 - Tirage :

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Comic Street
L'actualité des super-héros

 

 

Astonishing X-Men n° 1 : Surdoués

Scénario : Joss Whedon/Chris Claremont
Dessin : John Cassaday/Aaron Lopresti
Encrage : Greg Adams
Couleurs : Liquid !
Rédaction USA : Moore, Sedlmeir, Marts, Quesada et Dan Buckley
Traduction F. Effosse-Roche
Lettrage : Christophe Semal et Cathy Diaz
Episodes originaux : "Astonishing X-Men" vol.3 # 1, "Excalibur" vol.2 # 1, "Exiles" # 35 et 36 (Marvel)
Editeur : Panini comics (Coll. Marvel France)
100 pages - 4,60 euros (mensuel - juin 2005)


Voilà bien longtemps que je ne m'étais plongé dans l'univers des X-Men. La profusion des séries, les permutations autant dans les équipes artistiques que dans celles des super-héros m'avaient éloigné de ces pages colorées. Cependant vous connaissez le vieil adage : "Chassez le naturel...", c'est pourquoi j'ai profité de l'arrivée de Joss Whedon (créateur de Buffy) au scénario assisté au dessin par John Cassaday (Planetary) pour replonger dans les aventures des enfants de l'atome. Une nouvelle page est tournée puisque le professeur Xavier a quitté ses élèves pour s'attaquer à la reconstruction de l'île de Genosha. Excalibur vol.2 nous narre l'arrivée du prof sur l'île. Une rapide confrontation avec des survivants et l'arrivée d'un invité surprise closent ce premier épisode très bon où Claremont laisse s'exprimer tout son talent d'écriture et d'introspection. Lopresti aux dessins fournit un très bon travail : un dessin bien abouti où le visage du prof n'est plus aussi lisse qu'auparavant et laisse apparaître un mentor plus torturé que jamais. Pendant ce temps, Cyclope et la reine blanche ont pris en main l'école de surdoués. leur but est d'en faire un asile pour tous les mutants afin qu'ils soient prêts à affronter et secourir le monde extérieur. Whedon sait déjà distiller les mystères. Ses personnages ont une épaisseur psychologique consistante et les conflits ne tardent pas à éclater. Le dessin de Cassaday est toujours aussi superbe et réaliste : certes il manque un peu de mouvement et les visages semblent un peu figés mais l'épisode est une belle réussite où les auteurs ont aussi su jouer sur la nostalgie des lecteurs.
Enfin les Exilés se retrouvent après avoir été séparés plus ou moins longtemps, il leur faudra alors assister/participer à la naissance des Quatre Fantastiques et à celle d'un monstre qui va changer enfin bien des choses (enfin je l'espère). Cette nouvelle version de What if...? (Et si...?) permet de revisiter les grandes heures de la Maison aux idées avec humour et plaisir que les lecteurs partagent aussi.
Un n°1 plein de bons moments, de mystères, de surprises et d'interrogations qui nous promettent un futur agréable en lecture. Une revue à lire rapidement pour ne pas rater une nouvelle donne du monde des X-Men.

(20/07/05) Frank Camous

 

Identity Crisis # 1 à 7

Scénario : Brad Meltzer
Dessins : Rags Morales
Editeur : DC Comics

Voici là la meilleure mini série de l'année 2004, chez DC Comics. Ni plus ni moins. Tels les meilleurs épisodes du Dark Knight (Batman), elle tisse les causes et les conséquences d'une intrigue policière qui voit la femme d'un super héros assassinée par l'un de leurs ennemis. Mais lequel ? Aussitôt, la JLA, la JSA, et tous les personnages importants de l'éditeur s'associent pour trouver le coupable. Dès lors, le lecteur va découvrir des vérités enfouies dans le passé des personnages, qui vont à jamais changer l'avenir de certains.

Comics policier et fantastique, via l'intervention des pouvoirs des héros, décès de nombreux personnages secondaires mais non moins importants, on vibre à chaque nouvel épisode. On cherche le coupable, un indice, glissant dans un spirale de spéculations qui nous entraîne au septième et dernier opus pour la révélation finale. Si le dernier opus fait fi du suspens pour rapidement révéler le fin mot de l'histoire, on ressent que l'univers DC vient de changer, que la confiance et l'amitié vient de se briser entre nos héros. Egalement que le danger est partout, et pas uniquement chez les pires ennemis des figures héroïques DC.

Un récit majeur, superbement illustré par Rags Morales, qui devrait être traduit chez Semic dans le cours de l'année. A ne pas rater !

(13/03/05) Grégory Covin

 

New Avengers # 1 à 3 (VO)

Scénario : Brian M. Bendis
Dessins : David Finch
Editeur : Marvel

On peut avoir un à priori plutôt négatif en découvrant les nouveaux Vengeurs. Après la déconfiture de l'ancienne équipe et la clôture de la série Avengers, voir Brian M. Bendis (Daredevil, Ultimate Spider-Man, pour n'en citer que quelques-uns) employer ses personnages favoris - et usités dans les séries qu'il écrit - dans New Avengers pouvait paraître suspect. Spiderman, Daredevil, Cage, il ne manquerait que l'héroïne d'Alias pour croire qu'il s'agit plutôt de la Bendis Avengers qu'autre chose. Des personnages atypiques dans la vie de groupe, trop solitaires, et à la vie héroïque suffisamment intéressante en solo pour éviter de leur créer un curieux avatar dans une équipe telle que les Avengers. Pourtant, malgré cet à priori, la recette fonctionne plutôt bien.

Ces trois premiers épisodes dressent ainsi la raison qui va pousser Captain America a reformer son équipe fétiche, et principalement de nous présenter une mise en scène bourrée d'action - peut-être d'ailleurs un peu trop, prenant souvent la place réservée à l'histoire et ses personnages. Nos héros vont devoir faire face à tous les criminels échappés d'une prison haute sécurité, avant de réaliser qu'il est nécessaire que les Vengeurs continuent d'exister, quel que soient les membres qui la composent. Ces trois épisodes ont ainsi une sacrée pèche - et font revenir le Superman des éditions Marvel, à savoir Sentry, créé par Paul Jenkins dans une très belle mini série à lire en 100% Marvel - et promettent un premier arc bien construit, sans temps mort et fort bien dessiné. Il reste à savoir si les membres actuels vont pouvoir s'acclimater à l'esprit d'équipe dans les mois qui vont venir.

(21/02/05) Grégory Covin

 

The Ultimates vol.2 # 1 et 2 (VO)

Scénario : Mark Millar
Dessins : Bryan Hitch
Editeur : Marvel

La meilleure série Marvel est de retour. Dans une aventure plus complexe, parce que jouant avec la politique, les médias et la psychologie exacerbée de certains personnages. Il va effectivement être rapporté que ce qui a causé le carnage de la première série était l'un des membres de l'équipe, à savoir Hulk. Qui a trahi, pour qui, pour quoi ? Le fait est que le peuple américain réclame vengeance. Le peuple réclame la tête de Hulk. Et The Ultimates va se voir obligé de la leur donner...

Bryan Hitch réalise une fois encore un travail époustouflant : il y a des détails partout. Le design des costumes, les décors, les angles de vue, tout est fait pour que l'on ait l'impression d'assister à un film à gros budgets. Et c'est le cas. On sent derrière chaque planche le potentiel de chacun des personnages, leurs forces latentes qui n'attendent qu'un mot du scénariste pour se libérer. Contrairement à la première série qui avait vu ses premiers numéros présenter les personnages et l'univers, faisant ainsi patienter quelque peu le lecteur, la suite va plus vite, même si elle ne privilégie pas l'action mais le suspens. On sent ainsi la tension monter, tout autant via les médias qui accusent nos héros de tromperie, que parmi l'équipe elle-même qui ne sait pas trop comment gérer la crise - ni qui accuser. On se délecte ainsi des dialogues, des situations et encore une fois des dessins fabuleux, en sachant que le prochain épisode sera encore d'un meilleur niveau. A lire impérativement !

(11/02/05) Grégory Covin

 

PHOENIX ENDSONG # 1 (VO)

Dessins : Greg Land
Scénario : Greg Pak
Editeur : Marvel
janvier 2005

Le Phœnix est de retour ! Sous sa forme basique, dénuée de l'esprit de son hôte humain, Jean Grey. Reconstitué afin d'être mieux détruit, le Phœnix, danger ultime pour l'univers, échappe bien entendu au contrôle de ses détracteurs et bourreaux et retourne sur Terre, à la recherche de ce souvenir latent que représentent les X-Men, et principalement l'ancien être aimé, Scott Summers. Le hic, c'est qu'à présent, Scott vit auprès de la Reine Blanche, Emma Frost, et que les X-Men craignent plus le Phœnix que tout autre chose. Les vieux souvenirs sont parfois durs à renouer.

On retiendra de ce premier épisode les dessins, tout simplement époustouflants, de Greg Land. Ses femmes sont exquises et sexy et chaque planche est un délice pour les yeux. Le scénario, pour le moment, n'a rien de bien passionnant et semble même une excuse pour donner un projet féminin à Greg Land sur lequel travailler. Attendons donc la suite pour se faire une idée plus précise...

(07/02/05) Grégory Covin

 

HEURE ZERO

Scénario et Dessin : Dan Jurgens
Encrage : Jerry Ordway
Couleurs : Gregory Wright
Editeur : Semic (Coll. B.O.O.K.S)
Inédit, moyen format, couleurs, 124p., 11,90 euros

Les années 80 furent vraiment catastrophiques : venu de Tchernobyl un nuage radioactif survolait la France, nous étions sous la menace d'une invasion soviétique, le chanteur Boris faisait ses débuts dans la techno. Mais le pire allait survenir : DC Comics allait déclencher l'opération Crisis !
Rappelons les faits : bon nombre des super-héros de DC ayant débuté dans les années 30, il fut décidé de les rajeunir. C'est ainsi qu'apparurent une nouvelle version de Batman, Superman, Green Lantern, Wonder-Woman, etc...mais comme il était difficile aux fans d'oublier que certains avaient participé à la seconde guerre mondiale, DC trouva l'explication des Terres parallèles. Les héros new-look vivaient sur Terre 1 alors que les Anciens avaient commencé leur carrière sur Terre 2. De plus, il existait de nombreuses Terres annexes aux univers diamétralement différents. Cela perrmettait des coopérations entre les différents héros, sans oublier les crossovers. Des scénaristes comme Roy Thomas allaient innover en créant la relève des héros de Terre 2 par leurs descendants légitimes ou non, d'où chocs des génération ("Fiston on ne s'invite pas à une réunion de super-héros en défonçant la porte !"), ainsi que de nombreux voyages temporels et interdimensionnels permettant des alliances pour contrer de gigantesques menaces à travers le temps et l'espace. Mais voilà cela devenait un peu trop compliqué pour les lecteurs. Certains par exemple ne comprenaient pas comment la Chasseresse pouvait être la fille de Batman alors que ce dernier n'avait pas encore conclu avec Catwoman.
Bref DC, décida de déclencher sous la direction de Marv Wolfman l'opération Crisis on infinitie earth également connue sous le nom de "jeu de massacre" . Devant la menace d'anéantissement de l'univers, tous les super-héros des différentes terres parallèles se mobilisèrent et au prix de grands sacrifices (Flash, & Super-Girl entre autres), la menace fut contrée. Mais ils s'aperçurent qu'ils n'avaient réussi qu'à limiter les dégats. La réalité avait changé entrainant la disparition des multiples Terres parallèles. Seule l'une d'entre elle, fusion de toutes les Terres, avait subsisté. Le passé des héros lui-même avait même changé. Avant de succomber, la Chasseresse et le Robin de Terre 2 cherchèrent désespérement une trace de la tombe de leur Bruce Wayne. Mais celui-ci n'avait jamais existé.
Or Crisis, dans le but de régler un problème de compréhension, en avait engendré bien d'autres. Ainsi se posait le problème des deux versions de Hawkman, qui était à la fois un Terrien réincarnation d'un pharaon égyptien (Terre 2) et un extraterrestre (Terre 1). En prime dans sa folie homicide, Marv Wolfman avait tué Supergirl cousine du Superman de Terre 1 et non PowerGirl apparentée au Superman de Terre 2. Or comme celui-ci n'avait jamais existé comment PowerGirl pouvait-elle être toujours présente dans l'univers post-crisis ? Aussi fut décidé la mise en place de l'opération Heure Zéro : en fait une nouvelle Crisis réunissant moins de héros qu'auparavant (forcément il en restait moins de mobilisables). Et c'est parti ! Comme dans Crisis, des héros de différentes époques se trouvent réunis alors que le monde est en train de disparaître dans le chaos. Ainsi Batman et Robin ont la surprise de découvrir Batgirl sur ses jambes. Elle vient de surgir du passé avant sa blessure l'ayant rendue infirme.
Pour PowerGirl, rien ne sera résolu dans Zéro Hour (aux dernières nouvelles elle serait une Atlante). Pour Hawkman, il fut décidé d'opérer la fusion entre ses différentes versions. Mais cela n'explique toujours pas comment un Hawkman jeune peut avoir une descendance d'une vingtaine d'années. Passons...
Comme dans Crisis, des héros meurent ou évoluent. Mais après l'empilement des cadavres, Dan Jurgens a cherché l'originalité, innovant dans la neutralisation des super-héros. Ainsi le Green Lantern du Golden Age décide devant le massacre de ses compagnons d'armes de ne plus être Green Lantern et dépose son anneau et ceci en pleine menace d'anéantissement total ! Ensuite vient la révélation de l'identité du super-vilain. Bravo pour la surprise mais il se trouve que l'organisateur du chaos a en fait un but altruiste : à savoir recréer tout l'univers pré-crisis avec les nombreuses Terres parallèles et avant les disparitions de nombreux super-héros et des milliards d'habitants des planêtes disparues. Superbe idée mais les super-héros s'y opposent, ah bon ? A partir de là, on se demande s'il y a vraiment quelque chose à comprendre. Puis sans doute pour imiter Marv Wolfman le scénariste poursuit la liste des morts dramatiques en éliminant Batgirl. Barbara Gordon est donc morte avant sa blessure, et donc avant sa transformation en la super-héroïne Oracle. Elle ne formera donc pas d'autre super-héroïnes. Comme je le disais, il n'y a rien à comprendre.

(13/10/04) Damien Dhondt

CONCRETE

Scénario et dessins : Paul Chadwick
Couleurs : Chris Chalenor
Traduction : Gabrielle Comhaire
Editeur : Semic (Coll. B.O.O.K.S.)

Episodes originaux : " Strange Amor # 1 à 5 "

Inédit, moyen format, couleurs, 142p. 11,90 euros

Il s'appelait Ron Lithgow. Un extraterrestre ayant échangé son cerveau avec lui, il est à présent piégé dans un corps ressemblant à du béton. Evidement tout le monde s'intéresse à lu i: scientifiques, services secrets, journalistes, publicitaires.
Concrete (en français "béton") est un héros atypique apparu en 1986. La série qui obtint plusieurs prix Eisner Awards (1988, 1989, 1992) fit une brève apparition en France (1). Ses origines ayant été longtemps obscures, la série "Strange Amor" datant de 1998 les présente enfin dans leur totalité. Les évènements sont relatés par Concrete lui-même avec réalisme, cynisme et une pointe d'humour.
C'est également la rencontre de Concrete avec ses deux assistants Larry Munro et Maureen Vonnegut (hommage de l'auteur à l'écrivain Kurt Vonnegut) interfaces de Concrete avec l'humanité mais également moyen de pression pour qui veut l'exploiter.
Paul Chadwick qui débuta dans le monde des comics en dessinant Dazzler (2) est devenu un des piliers de Dark Horse à tel point qu'il existe un projet d'adaptation cinématographique de son héros (sur un script d'un certain Peter Jackson).

(1): dans USA Magazine n°67, 68, 69 (1993)
(2): épisode paru en France dans Titans n°84 et 85

(22/09/04) Damien Dhondt

 

TOP TEN t.4

Scénario : Alan Moore
Dessin : Zander Cannon
Encrage : Andrew Currie et Richard Friend
Couleurs : Ben Dimagmaliw
Traduction : Laurent Queyssi
Editeur : Semic (Coll. B.O.O.K.S.)
Inédit, moyen format, couleurs, 114p., 11,90 euros

Ce quatrième tome de la série Top Ten, consacrée aux policiers à super-pouvoirs, est comme d'habitude bourré d'allusions de l'apprenti-magicien binoclard à l'irréductible Gaulois livreur de menhir. Il présente en plus la particularité de se dérouler dans le monde de la magie.
Même les flics sont en congés : Jeff Smax se rend à l'enterrement de son oncle sur la 137° Terre Parallèle, accompagné de sa partenaire Robyn Slinger toujours dans le plâtre depuis qu'elle a reçu le commissariat sur la tête.
C'est l'occasion pour Robyn de découvrir le monde de conte de fées d'où Jeff est originaire mais aussi son passé de tueur de dragon (pour les demoiselles en détresse et 30% du trésor du dragon) et également son racisme anti-elfe :
"- Leur langue est si riche
- Ouais 70 mots différents pour agression."
Un inconvénient de taille car vu la bureaucratie des contes de fée, ils sont indispensables à la quête que doit entreprendre Jeff face à un vieil adversaire du genre invincible.
Donc en vertu de la discrimination positive afin de partir en quête, il lui faut un Elfe (les chevaux n'ont pas été volés mais loués), des Nains (on dit Personnes Au Grand Cœur), un magicien (Robyn s'est proposée ses jouets gadgets étant assimilables à la magie) et une femme autre que Robyn (là c'est l'affaire de la jumelle de Jeff qui euh...non ne précisons pas).
Bon c'est parti pour la quête : l'Elfe compte fleurette à Robyn, les Nains jouent au jeu de rôle "Supérettes et Scélérats", Robyn découvre que ses jouets marchant à l'électricité ne fonctionnent pas dans le monde de la magie, la sœurs de Jeff..(j'ai dit que je ne développerais pas !), quant à Jeff il a un plan.
"le plan ou tu tapes sur tout ce qui bouge et où tu t'arrêtes lorsque ça s'arrête de remuer ? Je te l'ai déjà dit, Jeff, c'est pas un plan. C'est un réflexe musculaire !"

(05/09/04) Damien Dhondt

 

WITCHBLADE : SERMENT DE SANG

Scénario : Randy et Jean-Marc Lofficier
Dessin : Stéphane Roux
Encrage : Philippe Vandaële
Couleurs : Karine Boccanfuso
Editeur : Semic (Coll. Album)
Episodes originaux : Blood Oath 1( The Maid of Orléans) et 2 ( A soul for a soul) (1)
Réédition, grand format, couleurs, 50p., 12,50 euros

Que faire quand Gilles de Rais, l'ancien compagnon de Jeanne d'Arc, se met à faire des sacrifices humains en plein New York ? Il suffit de réunir trois aventurières pour combattre le mal :
- Sibilla la mystique (apparue en 1975 dans Futura n°32 comme tout le monde le sait)
- Phénix "une espèce de Modesty Blaise déjantée moitié Tank Girl Moitié Bat girl" (dixit Jean-Marc Lofficier) (2)
- Sara Pezzini détentrice de la Witchblade (comment ça qui c'est ?).
Cela va-t-il suffire ? Apparemment non car rappelons que la Witchblade fut portée par Jeanne d'Arc. Or elle est incapable de s'en prendre à l'ancien compagnon de Jeanne et pire encore, c'est à présent elle qui commande Sara Pezzini. Comme cela ne suffisait pas voici que se pointe le boss de fin de niveau, j'ai nommé la Reine Mauve (3) d'où problème:
- Uh, oh!
- Quoi, "uh-oh" ? Je n'aime pas tes "uh-oh".
-Moi non plus, et pourtant je suis d'un naturel optimiste !
L'anneau de Cagliostro, le pouvoir de la Witchblade et le bon vieux canon laser des familles ne peuvent strictement rien. La seule solution serait de faire appel à...ah surprise.
Jean-Marc Lofficier, qui jadis réunit pour une aventure Superman et Astérix (4), unit la plus célèbre l'héroïne du Top Cow Universe avec deux de ses homologues du SemicVerse. Cela lui permet de résoudre des énigmes historiques à savoir le changement de comportement de Gilles de Rais, l'explication de l'énigme de la Dame des Armoises que les deux frères de Jeanne reconnurent comme leur sœur ressuscitée (historique), en passant par les crimes de Jack l'Eventreur. En une peinture historique du Mal (du cannibalisme aux sacrifices humains entre autres) Lofficier unit l'univers du comic à celui de l'Histoire

(1) Cette aventure fut auparavant éditée dans Top Cow Universe 10 et 11. Mais les arrière-plans sont plus détaillés lors de leur publication en album.
(2) pour plus de précisions sur cette super-héroïne cf. Planète Comics 14, Fantask (vol.2) 5, Strangers 0 et 1, Yuma 1 à 8
(3) cf. le crossover (déjà) Zembla/Kabur dans Zembla 163 à 165 scénarisé par Jean-Marc Lofficier. Certes le nom de "Reine Mauve" est original et inspire moins la terreur que "Galactus" ou "Fatalis" mais Stephen King a bien son Roi Ecarlate (Crimson King)
(4) "Prisoners on time" Action Comics 579 (DC, 1986)

(05/09/04) Damien Dhondt

 

 

 

 

HELLBOY : Rencontres

Scénario : James Robinson et Mike Mignola
Dessin : Mike Mignola et Scott Benefield
Encrage : Mike Mignola et Jasen Rodriguez
Couleurs : Matt Hollingsworth et Pamela Rambo
Traducteur : Nicole Duclos et Marie Constance Theodossiou
Episodes originaux : "Batman/Hellboy/Starman" # 1-2 et "Ghost/Hellboy" # 1-2 (1)
Editeur : Semic (Coll. B.O.O.K.S.)
Réédition, moyen format, couleurs, 96p., 9,90 euros

De passage à Gotham, le scientifique Ted Knight qui fut autrefois le super-héros Starman se fait enlever par des nazis mystiques malgré l'intervention de Batman. Suite au fiasco, débarque Hellboy.
Pourquoi associer Batman à Hellboy ? Parce que le gardien de Gotham est l'un des super-héros les plus populaires de l'univers DC ? Pas seulement, rappelons que le noir et le jaune du Bat signal sont les couleurs du diable. Le parallèle avec Hellboy apparaît. Seulement voilà, une fois l'enquête amorcée, que va bien pouvoir faire le justicier de la nuit face à la magie et à des monstres lovercraftiens ? Le prétexte du Joker faisant des siennes est trouvé et pendant que Batman règle les affaires courantes à Gotham, Hellboy s'envole vers la jungle amazonienne flanqué comme renfort de Starman junior. Il est vrai qu'un coup de baguette cosmique dans les dents a plus d'effet qu'un batarang, surtout si la cible est un dieu. D'où une équipe puissante mais pas vraiment subtile:
-On fait quoi ?
-On attaque et on libère ton père.
-T'as un plan pour attaque r?
-Non.
-Ca coûte rien de demander.

Après ce petit crossover entre deux héros de deux maisons d'édition différentes, retournons dans l'univers de Dark Horse, plus précisément dans la ville d'Arcadia. Hellboy l'enquêteur du paranormal au service du B.R.P.D.(2) se devait d'enquêter sur un fantôme armé de deux colt 45. J'ai nommé la super-héroïne flingueuse Ghost.
Entre l'enquêteur ignorant sa véritable nature et la justicière amnésique, le courant devrait passer. Oui mais voilà, l'irascibilité naturelle de Ghost explose en présence d'un membre de la gente masculine et le contrôle psychique d'un tiers n'arrange pas les choses, bref c'est le clash.
Cet album nous permet de découvrir les deux facettes du talent de Mike Mignola, que ce soit comme dessinateur (Batman/Hellboy/Starman) ou comme scénariste (Ghost/Hellboy).

(1): parus initialement en France Batman Hors-série n°9, Ghost n°5
(2): si ce n'était pas un organisme fédéral ultra-secret, j'aurais été autorisé à vous informer qu'il s'agit du Bureau de la Recherche du Paranormal et de la Défense

(23/08/04) Damien Dhondt

 

LES CROSSOVERS

Scénario : Robert Rodi
Dessins : Mauricet
Encrage : Ernie Coon
Couleurs : Mark McNaab
Editeur : Semic (Coll. B.O.O.K.S
Inédit

Et si Buffy avait épousé Clark Kent ? Quel genre de couple auraient-ils formé ? Et surtout à quoi ressembleraient leurs enfants ?
La famille Crossover est une famille des plus normales. Après avoir préparé le repas (on ne mets jamais assez d'ail !), madame Crossover part tranquillement exercer sa fonction d'infirmière particulière. Sa patiente ? Une jeune malheureuse anémiée souffrant d'une allergie à la lumière sans oublier les marques à son cou. Quand Monsieur Crossover est confronté à un super-vilain, il se contente d'ôter ses lunettes, de se mettre en costume et de s'envoler. N'oublions pas dans la famille Crossover, la fille, qui une fois rentrée du lycée franchit le passage inter dimensionnel se trouvant dans la cave familiale (il faut bien qu'il se trouve quelque part) afin d'incarner une princesse rebelle. En tout cas personne ne s'est aperçu de rien sauf le voisin paranoïaque qui, lui, a parfaitement compris que le petit dernier de la famille Crossover est en fait un agent des extraterrestres préparant une invasion de la Terre. Il a beau être quelque peu dérangé, il a vu juste.
Les Crossovers étant la réunion de plusieurs séries cet album repose sur la réunion de quatre types d'aventures différentes : super-héros, fantastique, heroïc-fantasy et dossiers non-classés. Mais les héros visiblement distraits ignorent tout des activités des autres membres de leur famille (excepté Cuby le teckel mais auquel personne n'a rien demandé). Tout le monde aurait pu continuer à vaquer tranquillement à ses occupations mais le Savant Fou et le Transylvanien de service viennent de découvrir l'identité secrète de leurs adversaires respectifs et s'en prennent à toute la famille. Préparez les crucifix et vérifiez que votre assurance couvre les attaques de cyborgs ! Pendant ce temps, l'envoyé extraterrestre s'est égaré dans le monde d'heroïc-fantasy ("Conduisez moi à votre chef") où la princesse rebelle est d'ailleurs en difficulté, alors que le Comte fait preuve d'une agressivité pleine de mordant, entraînant une certaine transformation chez un membre de la famille. Bref chaque aventure interfère avec celle des autres Crossovers jusqu'au final apocalyptique.
Le scénariste américain et le dessinateur belge nous ont offert une description d'une famille de super-héros des plus particulières (normal, elle est d'origine française), dans une aventure bourrée d'humour et d'allusions. Ainsi un vétéran des super-héros portant le nom de Kent vit avec une ou un Wayne. Au fait Robert Rodi n'est-il pas l'auteur du roman L'honneur perdu des super-héros (éditions H&O) traitant de...(censuré!)?

(13/08/04) Damien Dhondt

 

FLASH t.1

Scénario : Geoff Johns
Dessin : Scott Kolins
Encrage : Doug Hazlewood
Couleurs : James Sinclair
Traduction : Ed Tourriol/ Makma
Lettrage : Studio Pascale Buffaut
Episodes originaux : Flash # 170 à 173 (DC Comics)
Editeur : Semic (Coll. B.O.O.K.S.)
Inédit, moyen format, couleurs, 100 p. 9,90 euros


"Quelqu'un défait ce que tu as fait"

Wally West le super-héros le plus rapide vit une vie paisible entre sauvetages, super-menaces et vie privée avec sa tendre épouse. Mais voici que tous ceux qu'il a sauvés sont assassinés par une secte dont le leader dispose d'un super-pouvoir reposant sur la vie et la mort. C'est le moment pour lui de croiser la route de deux de ses ex : une policière et une super-... (vilaine ou héroïne cela dépend des jours). En prime, il y a une surprise à la fin, enfin presque car on pouvait s'y attendre : Sentinel, Green Arrow et Arsenal y avaient eu droit aussi à ces "surprises". L'intensité dramatique est de rigueur et voisine avec un aspect très humain. Flash dispose comme renforts de deux policiers. Tout d'abord voici Chyre le coriace vétéran de 58 printemps qui défonce toujours les murs à coups de poing et perd sa lentille de contact en pleine fusillade. Il dispose comme équipier involontaire de l'inspecteur Morillo à l'ego démesuré et dont le pistolet est gravé avec l'inscription... "au meilleur mari du monde" ??? "C'est un cadeau de ma femme !". Pittoresque et très humain : l'entourage et la vie quotidienne de Flash sont très présents dans cette série. D'ailleurs le monde des super-héros n'est guère présent et avec un peu d'adaptation, le scénario aurait pu tourner autour d'une équipe de policiers confrontée à une secte.
Le scénariste et le dessinateur font du boulot correct. Signalons le travail du coloriste qui utilise une large gamme de gris pour évoquer l'aspect dramatique.
Après la disparition de cette série en même temps que les éditions Arédit, elle connut une brève réapparition dans Strange en 1997. Flash est de retour mais ces épisodes font de nombreuses références aux épisodes publiés uniquement aux USA. L'impasse faite sur de nombreux épisodes dessert la série (le dernier épisode publié en France étant le n° 126 cela fait un vide de 44 épisodes). En prime, Semic B.O.O.K.S. est une collection de luxe. Or ces épisodes ne sortent guère de l'ordinaire et auraient pu être publiés en fascicule pour un prix inférieur de moitié. La saga "Terminal Velocity" (Flash 96 à 100) de Mark Waid aurait mérité d'être choisie pour une traduction.

(11/08/04) Damien Dhondt

 

TROUBLE t.1: L'été de tous les dangers

Scénario : Mark Millar
Dessin : Terry Dodson
Encrage : Rachel Dodson
Couleurs : Matt Hollingsworth, Brian Reber
Couvertures : Philippe Bialobos
Lettrage : Ram
Traduction : Laurence Belingard
Episodes originaux : Trouble # 1 à 5 (Marvel - coll. Max)
Editeur : Panini comics (Coll. Marvel France - Max)
Inédit, moyen format, couleurs, 130p. 10,50 euros

Tout a commencé quand deux jeunes filles de 18 ans May et Mary partent pour un job d'été. Leur route croise celle de deux frères Ben et Richard. C'est parti pour la gentille amourette, puis on passe aux choses sérieuses avec l'alcool tout d'abord, puis un séjour sous les draps, puis un autre et encore un autre, du consternant dans l'Amérique bien-pensante des années 70. Ensuite les choses se compliquent avec les tromperies et se compliquent d'avantage avec le retard dans les règles, les nausées matinales et...aie ne serait-il pas temps de se procurer un test de grossesse ?
Curieux : pourquoi Marvel crée-t-il une nouvelle série nous comptant les amours tumultueuses des couples Mary et Richard et May et Ben ? Une minute, May et Ben ?...Tante May et Oncle Ben ?!? Oh non ! On dirait bien. L'histoire légère s'avère sinon triste du moins sérieuse. Rappelons qu'un certain Richard Parker a engendré un certain reporter- photographe-tisseur de toile. En effet c'est là que tout a commencé. D'ailleurs nous avons droit à la scène de la conception. Attention ce comic n'est pas coquin. Les scènes chaudes sont savamment dissimulées par les draps, l'obscurité ou les zones d'ombre. Ce qui est d'ailleurs préférable, assister au strip-tease de la jeune Tante May aurait été...perturbant.
Mark Millar nous offre un superbe renversement de situation. Le bouleversement total dans le monde de Marvel. Une minute...Peter Parker n'avait-il pas été conçu pendant que ses parents effectuaient une mission pour le Shield ? Que se passe-t-il ? Une nouvelle version ? Un univers alternatif ? La brève présentation d'un vétéran de guerre nommé Bucky Barnes sème le doute. Le coéquipier de Captain América aurait-il survécu à la guerre ? Tiens oui, dans l'univers Ultimates (cf. Ultimates 2 scénarisé par un dénommé Mark Millar), d'ailleurs ce Bucky comme celui de Trouble exerce le métier de photographe de presse. Trouble se situerait-il dans l'univers Ultimate ? Pour Bucky, cela peut être une simple similitude de nom. Au fait, si on vérifie, on s'aperçoit que si les prénoms des protagonistes correspondent, les noms de famille eux n'ont jamais été prononcés.
On a demandé une fois à Mark Millar (1) comment résumer Trouble. La réponse a été: "deux testicules impliquent de grandes responsabilités". Etant donné ce qu'il a réussi à faire sur une série aussi clean que Spider-Man on peut se demander ce que va donner l'adaptation cinématographique du déjanté Deadpool. Devinez qui en est le scénariste ?

(1): cf. Wizard 17

(11/08/04) Damien Dhondt

 

ASTONISHING X-MEN # 1 à 3

Scénario : Joss Whedon
Dessins : John Cassaday
Editeur : Marvel
juin/juillet 2004

Les X-Men, c'est du Dynasty à la sauce comics. Non, ne faites pas l'innocent, vous le savez bien. C'est la raison pour laquelle les lecteurs de cette série ont autant de mal à la lâcher, étant devenus des collectionneurs à force de la lire au fil des ans, achetant finalement ce titre plus par habitude que par la certitude d'y lire quoi que ce soit de nouveau. Et du Dynasty, du Dallas - coucou à ma grand-mère qui m'a fait connaître ces feuilletons quand j'étais gosse, ce qui peut expliquer certaines déficiences intellectuelles, mais vous pourrez constater que j'ai une solide excuse - , Chuck Austen nous en a offert plus que de raison ces derniers mois. Fort heureusement, tout a une fin et qui dit fin dans les comics dit début d'une nouvelle ère. Alors que Uncanny X-Men se refait une beauté avec l'arrivée sur le titre du génial Alan Davis et du non moins respecté Chris Claremont, le dernier né des titres X se vante lui de marier Joss "Buffy" Whedon et John "Planetary" Cassaday. Même J. R. n'aurait pas fait mieux !

S'il est ainsi inutile de demander si, visuellement, c'est beau - c'est sublime ! -, on peut s'interroger sur le scénario de ce drôle de relaunch. Il est en effet question de l'abandon de la période "prof" des X-Men, et de ce fait d'un retour aux sources de ce qui a fait des Xmen ce pour quoi on les aime tant. Fini le manoir empli de mutants paumés, place à l'action, à un nouvel adversaire, et au retour de Kitty Pride. Baston, relationnel, amour et jalousie… Les X-Men ne se sont jamais aussi bien portés. Tiens, tout ça m'a donné envie de revoir le dernier épisode de Dynasty dans lequel tous les personnages se font tuer…

(11/08/04) Grégory Covin

 

QUEEN & COUNTRY T.1

Scénario: Greg Rucka
Dessinateurs : Steve Rolston, Brian Hurtts et Stan Sakai
Encrage : Bryanh O'Malley et Christine Norrie
Traduction : Alex Nikolavitch Racunia
Lettrage : Studio Semic/Christophe Semal
Episodes originaux : Opération Broken Ground, Opération Morning Star (Oni Press)
Editeur : Semic (Coll. N.O.I.R.)
Inédit, moyen format, noir et blanc, 180p. 15 euros (juillet 2004)

-Dès que le soleil éclairera sa position, elle sera repérée.
-Elle sera repérée dès qu'elle pressera la détente.
-La vraie question est: peut-elle évacuer à temps?
-Non. La question est: peut-elle atteindre la cible?

"Bonjour Tara, voici l'ex-général russe Markovski, votre mission que vous allez accepter consiste à l'éliminer avant qu'il ne vende des armes aux Tchétchènes, ceci afin de faire une faveur à la C.I.A. Si jamais vous êtes capturée, le gouvernement de sa Majesté niera avoir eut connaissance de votre action. Dans le cas ou votre tête est mise à prix pour un million de dollars, vos instructions consistent à servir d'appât pendant que vous rendrez votre arme afin de ne pas être tentée de vous en servir"
Greg Rucka a qui l'on doit le superbe Wonder Woman : Hitekeia (chez Semic aussi) et le très moyen Gotham Central (toujours chez Semic) nous livre une peinture réaliste du monde des services secrets. Les personnages sont très humains que ce soit le chef du MI5 ravi d'annoncer à Tara qu'elle a un contrat sur sa tête, l'héroïne qui entame une dépression ou son supérieur direct qui s'efforce de soutenir son équipe pour des raisons pratiques. Il n'est pas question de gadgets hi-tech et on recourt beaucoup plus à la ruse qu'on ne vide les chargeurs. En prime le scénario comme le dessin décrivent le contexte que ce soit le soutien des Américains aux Talibans avant le 11 septembre ou les soldats de l'ONU qui creusent en ex-Yougoslavie, on ne voit pas ce qu'ils déterrent mais la présence de masques sur leurs visages indique la présence d'un charnier. Comme je le disais : du réalisme.

(10/08/04) Damien Dhondt

 

JLA : Légendes

Scénario : John Ostrander
Dialogues : Len Wein
Dessins : John Byrne
Encrage : Karl Kesel
Couleurs : Tom Ziuko, Carl Gafford
Traduction : Alexis Nikolavitch Racunia
Lettrage : Studio Pascale Buffaut
Episodes originaux : Legends # 1 à 6 (DC)
Editeur: Semic (Coll. Semic B.O.O.K.S.)
Inédit, moyen format, 11,90 euros (152 p.)


"Pour défendre leur idéal, les héros auront le choix entre combattre les gens qu'ils ont juré de protéger...ou se laisser détruire par eux."

Voici le premier crossovers de l'univers DC post-Crisis. Tout va bien dans le meilleur des mondes. La population a une entière confiance dans les Légendes qui protègent la Terre : les super-héros. Mais voici que les civils changent de camp, regardant leurs défenseurs avec méfiance, puis hostilité avant de s'en prendre à eux. Les héros sont traqués, un décret présidentiel signé part Reagan (nous sommes en 1986) leur interdit d'agir. Evidement les super-vilains en profitent. Alors que certains héros jouent les hors-la-loi Superman lui obéit au président (cf. Dark Knight).
Ce n'est pas la première fois qu'on évoque la méfiance envers les super-héros. Alors que Marvel, sans aucune illusion sur la nature humaine, utilisait les méthodes très classiques : campagnes journalistiques régulières (est-il besoin de nommer l'organisateur des campagnes contre Spider-Man ?), fanatisme religieux ("Dieu crée l'homme détruit"), ou orchestration de la haine par les politiciens (contre les X-Men) et même pub anti-Captain América. Chez DC, la méfiance envers les héros défenseurs de la Terre ne peut être causée que par des super-pouvoirs manipulateurs d'esprit et Darkseid le maitre d'Akopolis a trouvé quelqu'un parfaitement apte à cette tache.
Pendant qu'il assiste au spectacle de la chute des héros, Darkseid discute tranquillement avec l''Etranger. Leurs discussions philosophiques pourraient être d'un certain intérêt mais en fait elles servent principalement à résumer les évènements déjà écoulés dans les précédents épisodes.
Cette série pourrait être intéressante mais en fait ce crossover est en liaison avec d'autres séries (qui n'ont pas été traduits en français!). Au début de la saga on découvre Cosmic Boy le super-héros du futur et on le retrouvera à la fin. On assiste au renouveau de la Justice League of America, à la présentation de la nouvelle série Flash depuis que Wally West a pris la relève de son oncle Barry Allen disparu dans Crisis et à la formation du Suicide Squad en passant par le renouveau de Wonder Woman qui pour des raisons de planing n'apparait qu'à la fin.
On peut s'interroger sur la nécessité de traduire cette mini-série avec 18 ans de retard, d'autant plus que ce n'est pas demain la veille que nous pourrons lire dans la langue de Molière toutes les séries liées à cette série.

(04/08/04) Damien Dhondt

 

GOTHAM CENTRAL # 1

Scénario : Greg Rucka et Ed Brubaker
Dessins : Michael Lark
Couleurs: Noelle Giddings
Séparation couleurs : Digital Chameleon, Zylonol et Lee Loughridge
Traduction : Alexis Nikolavitch racunica
Lettrage : Studio Pascale Buffaut
Editeur : Semic (Coll. SEMIC B.O.O.K.S.)
Episodes originaux : Gotham central # 1 à 5 (DC)
11,90 euros (mai 2004 - 9782848570754)

Au coeur de Gotham, oeuvrent les obscurs adversaires du crime : ceux qui n'ont ni super-pouvoirs ni costumes voyants mais juste une arme et une plaque. Enquêtes, procédures, rivalités, sentiments, deuil, humour douteux et volonté d'utiliser au minimum le bat-signal.
On peut s'interroger sur cette publication dans la série Semic Books qui était censé regrouper l'Elite des comics. Le travail est honnête mais ne sort pas de l'ordinaire surtout si on le compare à Powers ou Top Ten. On regrettera surtout le remplacement du sympathique commissaire Gordon et du pittoresque Bullock par une foule d'anonymes d'une banalité affligeante. La préface de Xavier de Mauméjean est la seule chose que j'ai trouvé d'intéressant.

(14/07/04) Damien Dhondt

SENTINEL # 1 : Occasion or

Scénario : Sean McKeever
Dessin/couleurs/couvertures : Eric Vedder, Joe Vriens, Scott Hepburn, Sacha Heilig, Erik KO
Lettrage : Eric Montésinos
Traduction : Laurence Belingard
Rédaction USA : Andy Schmidt, Mark Sumerak et Joe Quesada
Président Marvel Comics : Bill Jemas
Rédaction France : Christian Grasse, Anna Rodella, Sébastien Dallain
Editeur : Panini comics (Coll. Marvel France/Marvel mini monster)

Episodes originaux : Sentinel # 1 à 6 (Marvel)

140 pages, 13 euros (2004)

Il existe différentes traditions dans les collèges des Etats-Unis. L'une assez méconnue consiste à organiser des combats d'automates. L'autre moins fréquente mais beaucoup plus médiatisée consiste en des scènes de flingage. Lorsque des persécutés décident de rendre des coups, ils se procurent une arme et font un massacre dans les rangs de leurs persécuteurs et des autres. Le jeune Juston bien qu'encaissant régulièrement des coups de la part des musculaires du collège ne pense pas à prendre une arme. Il préfère réparer l'étrange automate découvert dans la forêt aux environs de la casse de son père. Mais il s'aperçoit bien que ce robot un peu particulier est en fait une Sentinelle, le fameux robot traqueur de Mutants.
Une fois l'ampleur du problème réalisée, il lui ôte les bougies de son système d'armement et retourne à son quotidien : coups, humiliation, coups,...au bout d'un moment il lui rend ses bougies.
Après Les Fugitifs voici une nouvelle création du studio Udon. Le but étant de créer une mini-série au look manga. Ah bon ? C'est du manga ? Le scénario se tient mais le dessin hybride ne ressemble à rien. La seule définition appropriée est...bizarre.

(09/07/04) Damien Dhondt

1602 # 1 : Complots et maléfices

Scénario : Neil Gaiman
Dessin : Andy Kubert
peinture numérique : Richard Isanove
Traduction : Laurence Belingard
Lettrage : RAM
Rédaction USA : Nanci Dakesian, Bill Jemas, Kelly Lamy, Nick Lowe et Joe Quesada
Rédaction française : Sébastien Dallain, Christian Grasse et Anna Rodella
Editeur : PANINI COMICS (Coll. Marvel France/100% Marvel)

Episode original : "1602" # 1 à 4 (Marvel)

120 pages - 10,50 euros ( 2004)

Nous sommes en 1602. Le climat semble subir d'étranges modifications qui pourraient annoncer la fin du monde. La cour anglaise et sa reine, Elisabeth 1ère, sont très intriguées mais ne compte pas s'en laisser dire. C'est ainsi que sir Nicholas Fury, responsable de la sécurité royale, va tenter de récupérer le trésor des Templiers pour essayer de mettre un terme à tout cela. Cependant c'était compter sans le diabolique Fatalis, seigneur de Latvérie qui mettra tout en œuvre pour abréger la vie de sa majesté et ainsi permettre au roi d'Ecosse de mettre la main sur le trône. Ce dernier ne désire qu'une chose : éradiquer cette engeance dangereuse que représente Javier et ses Prodiges. Pendant ce temps, Stephen Strange, médecin de la reine et sorcier, tentera de sauver une jeune métamorphe venue des nouvelles colonies et qui semblent avoir un rôle important à jouer dans cette succession d'événements funèbres.
C'est à une véritable ré-interprétation marvelienne que nous invite Gaiman. Ici, il n'y a point de voyage dans le temps mais une transposition des plus fameux personnages Marvel et de leurs pouvoirs à l'époque élisabéthaine. Force est de constater que le scénariste fait à nouveau preuve de grand talent. Même s'il n'a pas touché à l'essence même des personnages, il a su imprégné son récit de toute cette tension machiavélique que l'on associe à cette époque. Les complots, les mystères, les ordres religieux… Tout y est. Les choses se dévoilent peu à peu et on est en attente de la suite à chaque fin de page. Une grande réussite que cette histoire de super-héros loin des buildings et autres menaces extra-terrestres. Les personnages sont justes et ont une réelle existence psychologique. On peut évidemment s'amuser à retrouver l'exemple moderne de chacun des personnages mais il est bien plus intéressant d'essayer de percer les secrets de chacun et connaître leur rôle dans la tragédie (?) qui s'annonce. Si vous ajoutez à cette somptueuse intrigue, un dessin précis, beau et plaisant auquel il manque quel perfectibilité dans les arrières plans mais avec une grande aisance dans les portraits et les atmosphères, vous obtiendrez un délice de lecture. D'autant plus que le découpage et les cadrages, quoique classiques, sont parfaitement adaptés au rythme de l'histoire et la servent parfaitement. Enfin, on ne peut pas passer sous silence l'excellent travail de notre coloriste tricolore Richard Isanove dont la palette de couleur sait apporter toute la noirceur et la l'intensité propre à ce récit.

(12/05/04) Frank Camous

LES FUGITIFS # 1 : Les joies de la famille

Scénario : Brian Vaughan
Dessin : Adrian Alphona
Encrage : David Newbold et Craig Yeung
Couleurs : Brian Reber
Editeur : Panini comics (Coll. Marvel mini monster)

13 euros

Six jeunes ados des plus classiques : Alex l'accro aux jeux vidéos, Gertrude la raleuse, Karolina la jeune fille modèle, Chase le sportif, Molly perturbée par les changements que connait son corps (hum) et enfin Nico la victime de la mode. Seul problème : ils ont des parents et au lieu de les éviter, ils les espionnent. Oh surprise ! Que font leurs parents dans ces costumes bizarres ? Des super-héros ? Non, le sacrifice rituel d'une adolescente les catalogue plutôt dans les rangs des super-vilains. Que faire ? On se cache ? On enquête ? On fuit ou on s'occupe du raptor ?
Le scénario mêle habilement relations conflictuelles ou émotionnelles à l'action. En prime, les ados, comme leurs parents, ne sont pas ce qu'ils semblent être. Outre leurs super-pouvoirs qui se manifestent, le caractère des jeunes héros se révèle: ainsi le dillettante réagit très vite alors que le sportif s'avère avoir un cerveau, sans oublier qu'il semble y avoir un traitre dans l'équipe. Le scénario joue sur les apparences: on cogne sur un couple de super-parents-vilains qui s'avèrent être des hologrammes, donc en toute logique on devrait traverser le raptor qui ne peut qu'être une image de synthèse. Euh, en fait il est solide et il n'est pas content. Une histoire des plus intéressante malheureusement mal desservie par le dessin ou plus vraisemblablement l'encrage. La ressemblance physique entre une mère et sa fille et évidente mais elles semblent avoir le même age. Quant à la famille Minoru, il n'y a que le nom de famille qui indique leur ascendance asiatique.
Cependant la richesse du récit m'incite à attendre le deuxième tome dans l'espoir d'une amélioration du graphisme.

(26/04/04) Damien Dhondt.

SUPREME POWER # 9 (VO)

Scénario : Straczynski
Dessins : Gary Frank
Editeur : Marvel
avril 2004

Suprême Power nous conte les désillusions d'un Superman moderne, nommé ici Hyperion, conditionné par l'armée et le gouvernement. Mais les mensonges ne peuvent perdurer une vie entière et voici donc le revers de la médaille : le héros se retourne vers " les siens ", réalisant qu'il a toujours été un jouet dans les mains des toutes puissances économiques et politiques, et surtout qu'il n'appartient pas à ce monde. On cherche alors à l'éliminer ; mais comment détruire ce qui est indestructible ?

Ce nouvel épisode montre la toute puissance du héros, et les manigances du gouvernement pour arriver à ses fins - avec cette idée folle mais réelle de se moquer des pertes tant que l'on atteint ses objectifs. Une histoire simple et qui a, de ce fait, le mérite de présenter les faits simplement. C'est une histoire de vengeance, de recherche de la vérité, sans qu'il y ait à priori une lumière apaisante au bout de ce tunnel qui n'aboutit à rien. On peut ainsi se demander comment tout ceci va finir, d'où l'envie furieuse d'avoir le prochain épisode entre les mains.

(16/04/04) Grégory Covin

NEGATION WAR - Episode 1 (VO)

Scénario : Tony Bedlar
Dessins : Paul Pelletier
Editeur : CrossGen

" C'est la fin du monde, et je me sens bien ", comme dirait le groupe REM. Effectivement, l'univers CrossGen est en train de s'effondrer, dans tous les sens du terme (les auteurs sont de plus en plus nombreux à quitter l'éditeur) ce qui amène de nombreux récits en cours à accélérer leur conclusion, et ainsi à donner naissance à cette mini série qui va boucler dans un feu d'artifices meurtrier l'ensemble des énigmes lancées depuis les premiers numéros. CrossGen était souvent critiqué pour la lenteur de ses récits ; il n'en est évidemment plus de même dans ce cas de figure terminal. Les forces se mettent en place, s'affrontent, alors que les réponses aux grands mystères sont progressivement apportées. Dessins magnifiques, scénario sans temps mort, Charon - le grand vilain de l'histoire et empereur de l'univers - trouve enfin des adversaires à sa mesure, alors que l'on ne sait pas qui va survivre à la bataille. Dédié bien évidemment à ceux et celles qui suivent quelques-unes des principales séries CrossGen, le plaisir est totalement au rendez-vous dans cette Apocalypse graphique et narratif. A lire, si vous aimez l'univers CrossGen (principalement son univers SF).

(16/04/04) Grégory Covin

AMAZING SPIDER-MAN # 506 (VO)

Scénario : Straczynski
Dessins : Romita Jr
Editeur : Marvel
avril 2004

Straczynski avait implanté une nouvelle idée, dans la toile gigantesque que forme l'Histoire de Spider-Man, il y a quelques temps de cela : le Totem. Spidey était ainsi rattaché à une déité singulière, mère des araignées, qui était la cause de sa transformation, appliquant une destinée au personnage et, de ce fait, un avenir des plus spécifiques. Envolée cette innocente piqûre d'une araignée radioactive : Peter Parker était prédestiné à devenir ce qu'il est ; ses adversaires, nombreux étant des icônes d'animaux, représentant des ennemis totémiques. Cette destinée sauvage, faite d'affrontements entre prédateurs, est en train de le rattraper.
Straczynski replace ainsi son personnage sur la route dangereuse de son Totem, faisant intervenir une force dépassant à priori les pouvoirs de notre Monte-en-l'air. Aidé par Ezekiel, son curieux mentor doté des mêmes facultés que lui, on découvre dans ce nouvel épisode que cet intriguant individu est moins amical qu'il y paraît, et surtout que les " forces supérieures " se mettent en place et s'intéressent à notre héros. Bien que le rythme soit lent, on peut apprécier le petit côté " film d'horreur " qui se dégage dès l'apparition de ces entités obscures, vivant dans un espace parallèle au nôtre, et à la logique inhumaine. On peut juste craindre que tout ceci se finisse dans un bon gros combat Spidey+Ezekiel+le méchant de service, comme nous l'a organisé l'auteur lors des derniers arcs. Croisons les doigts et prions le Grand Cthulhu que ce soit plus original que cela…

(16/04/04) Grégory Covin

THE ULTIMATES # 13 (VO)

Scénario : Mark Millar
Dessins : Bryan Hitch
Editeur : Marvel

Dernier numéro de la première série et fin en fanfare avec tous les héros ou presque des Vengeurs version Ultimates. Hulk revient en effet prêter main forte à l'équipe, même s'il n'est rien d'autre qu'une tête brûlée, manipulée comme un pantin, consumée par la rage. Un épisode double centré sur la destruction massive de l'ennemi et, ce, à grand renfort d'effets tous plus spectaculaires les uns que les autres. On s'en prend plein les yeux, on pleure de bonheur en détaillant les planches de Bryan Hitch ; on s'amuse devant le scénario primaire et jouissif de Mark Millar et on referme ainsi le comics en imaginant la suite. Est-il possible de faire plus fort ? Cela semble difficile, d'où l'excitation de voir la version 2 arriver. Marvel va attendre d'avoir des épisodes d'avance avant de relancer la machine Ultimates, donc il va nous falloir être patient. Mais un tel résultat, un tel plaisir méritent bien quelques mois d'attente. Sinon on appelle Hulk pour qu'il leur apprenne à se bouger les fesses, moi j'dis !

(10/04/04) Grégory Covin

AVENGERS # 80 (VO)

Scénario : Austen
Dessins : Coipel
Editeur : Marvel
Mars 2004

La série Avengers se porte mal depuis quelques mois (depuis même des années, diront les plus critiques) ; l'arrivée d'Olivier Coipel a donné un bon coup de fouet aux scénarii de Geoff Johns déclinants, et l'arrivée du nouveau scénariste Chuck Austen n'a malheureusement pas relevé la petite bébête scénaristique qui monte, qui monte, mais qui descend principalement actuellement. Si le début de ce nouvel arc avait plutôt (ou Dingo) bien commencé, il avait vite redescendu les marches. C'est pourtant un très bon épisode que nous avons là, avec le retour d'Olivier Coipel après le médiocre opus réalisé par Chen ; on s'amuse à voir la Guêpe (qui joue d'avantage ici les Giant Girl) tenter d'arrêter la navette des Vengeurs de s'enfuir avec leur prisonnier, Oeil de Faucon. On découvre un nouveau Captain Britain, dans sa version féminine, et surtout le grand vilain de l'histoire. Pas le temps de souffler donc, le temps de ces 22 pages, très bien dessinées. Il ne nous reste plus qu'à espérer que la fin de l'arc soit de la même qualité.

(31/03/04) Grégory Covin

WANTED # 3 (VO)

Scénario : Mark Millar
Dessin : C. J. Jones
Editeur : Image/Top Cow

Mars 2004

Vous avez envie de changer vos petites habitudes, l'envie d'être méchant, d'endosser la peau d'un dur de dur ? Nous avons ce qu'il vous faut ! Nous vous proposons ainsi, dans cet épisode, de vous rendre sur une terre semblable à celle de l'univers DC et de ramener l'arme ultime qui représente le pouvoir de Green Lantern. Pour ce faire, vous avez le droit d'éliminer qui vous voulez ; Superman, Wonder Woman ? Pas de problème ! Nous espérons d'ailleurs que vous y prendrez beaucoup de plaisir…
A votre retour de mission, vous serez convié, en tant que garde du corps, à une fête de super vilains, aurez le droit de vous mesurer à celui qui, vous en êtes persuadé, a assassiné votre père. Et nous finirons cette histoire avec un cliffhanger de première, qui laissera à penser que vos ennuis ne font que commencer. Ça vous dit ? Alors fermez les yeux, et ne pensez qu'à une seule chose : Wanted !

(31/03/04) Grégory Covin

JLA - AVENGERS # 1

Scénario : Kurt Busiek
Artiste : George Pérez
Couleurs et séparation : Tom Smith
Design : Comicraft
Traduction : Makma/Ed Tourriol
Lettrage : Studio Pascale Buffaut
Editeur : SEMIC (Coll. C.O.M.I.C.S)

Episode original : JLA/Avengers - book one (DC Comics/Marvel)

68 pages - 4,60 euros (bimestriel - mars 2004)

Vous avez aimé DC versus Marvel, voire le Tournoi des Champions ? Alors vous allez apprécier JLA - Avengers, où le scénario n'est qu'un prétexte à une baston générale pour laquelle la fin semble évidente : les héros après s'etre foutus sur la gueule vont s'allier pour combattre leur véritable adversaire... Les dessins de Pérez sont superbes, très détaillés comme à son habitude, et c'est un véritable plaisir de le voir de retour sur ces deux grandes équipes. Quant au scénario, rien de bien neuf, c'est un crossover "classique" qui associe bastons et alliances. Ce n'est pas la première fois que ces deux grandes équipes se retrouvent - mais on fait comme si dans cette nouvelle saga - et c'est au final pour cette rencontre attendue depuis des années que l'on achète ce comics plutot que pour un quelconque intéret scénaristique. Je suis un peu déçu de ce premier épisode qui traine derrière lui un air de déjà vu...

(31/03/04) Grégory Covin

CONAN # 2 (VO)

Scénario : Kurt Busiek
Dessins : Cary Nord
Editeur : Dark Horse
mars 2004

C'est une sensation confuse que l'on ressent à la lecture des premières pages de ce second numéro, avec ce constat que Conan a éliminé le camp ennemi sans nous le dire. Si la fin du premier épisode nous donnait la sensation que nous allions avoir droit à un combat sanguinaire, Kurt Busiek a décidé qu'il avait autre chose de plus important à nous conter ; place donc aux Géants du Froid et plus principalement à leur sœur, qui est la sensualité incarnée. L'épisode met d'ailleurs l'accent sur la beauté de la jeune femme, le conflit avec les Géants du Froid étant très vite résolu.
On tourne ainsi la dernière page quelque peu dépité, ayant la sensation que tout ceci doit être plus sympathique à (re)lire sous forme romancée, avec davantage de détails tout autant sur l'univers que les personnages, plutôt qu'à suivre, une case après l'autre, dans sa version comics. L'aspect old school qui colle à l'ensemble fait également pale figure auprès des productions actuelles, bien que rares, d'heroïc fantasy. Tout ceci manque finalement de punch, malgré un dessin qui met l'accent sur les émotions des protagonistes, détaillant généralement assez bien les personnages et laissant à la couleur le soin de remplir quelque peu les arrières plans. Une lecture sympathique, mais Conan mérite mieux ; donnons donc quelques mois pour savoir ce que les auteurs nous réservent.

(31/03/04) Grégory Covin

WILDCATS 3.0 # 19 (VO)

Scénario : Joe Casey
Dessins : Pascal Ferry et Sandra Hope
Editeur : DC Comics/Wildstorm
mars 2004

Parfois, on a l'envie de mettre son cerveau en pause, de lire une bonne BD comme on regarde certains films d'action américain ; on n'en ressort pas grandi (voire même on a rapetissé de quelques centimètres) mais on s'en est par contre pris plein les mirettes. C'est le cas de ce nouveau numéro des Wildcats 3.0, qui fait la part belle aux combats. Les sœurs de la CODA attaquent et Zealot est là pour leur faire mordre la poussière. A moins qu'une mauvaise surprise ne vienne changer la donne.
Excellent découpage pour 22 pages de baston continue. Ça flingue à tour de bras, décapite sans ciller, s'affronte à mains nues et tente de survivre à un flot ininterrompu d'adversaires plus coriaces les uns que les autres. On tourne les pages et on finit par retenir son souffle, tant le dessinateur parvient aisément à retranscrire la tempête d'émotions qui transporte nos héros de la première à la dernière case, jusqu'à l'explosion finale. Un épisode qui devrait pleinement satisfaire les lecteurs désireux de faire monter leur taux d'adrénaline, tout en diminuant d'un autre coté leur masse cérébrale (il faut bien qu'il y ait un équilibre).

(31/03/04) Grégory Covin

ULTIMATE FANTASTIC FOUR # 4 (VO)

Scénario : Millar et Bendis
Dessins : Adam Kubert
Editeur : Marvel
mars 2004

A présent que les Fantastiques ont acquis leurs pouvoirs, le scénario braque les projecteurs sur leurs ressentis et plus particulièrement la situation dans laquelle se retrouve l'Invisible, " prisonnière " de son ancien professeur plus connu sous le nom de l'Homme Taupe. Alors que nos héros broient du noir (excepté - bien évidemment - la Torche qui prend plaisir à maîtriser les flammes que produise son corps), l'action pointe le bout de son nez par un cliffhanger digne du film Godzilla (en mieux, tout de même). Après plusieurs épisodes introductifs, bien menés, cela fait du bien de sentir l'action approcher à pas lourds, prête à tout démolir sur son passage. On va donc savoir si, pour leur premier combat, nos héros sont si fantastiques que cela.

(31/03/04) Grégory Covin

WOLVERINE # 12 (VO)

Scénario : Greg Rucka
Dessins : Darik Robertson
Editeur : Marvel
mars 2004

Wolverine est un personnage avec un réel potentiel narratif, tant son passé est riche tout en étant trouble, tant la bête qui dirige une partie de son être apporte un aspect humain à cette entité de papier, proche de ce que tout individu est capable de faire sans le savoir ; car une bête d'une indescriptible cruauté mentale sommeille en chacun de nous, tout comme l'enfant que nous avons été et qui se trouve toujours là, à regarder par cette drôle de fenêtre ouverte qu'est notre psyché, à tenter de comprendre l'adulte que nous sommes devenu.
Cet épisode met l'accent sur un cauchemar du héros. Faisant de ce numéro un cauchemar de lecture, tant le résultat est raté ; pire même, cela nous dégoûterait presque de la série et de son représentant. Incompréhensible, dénuée d'histoire, de fil directeur et encore plus de conclusion, on est en droit de se demander ce qui est passé par la tête des auteurs. Au lieu d'envoyer leur personnage au lit, ils auraient mieux fait d'aller se reposer et se chercher des idées l'esprit clair, plutôt que de nous pondre quelque chose qui ne mérite aucunement que l'on s'y intéresse. Relisez plutôt de vieux numéros, cela vous coûtera moins cher et vous vous assurerez de lire des épisodes qui méritent souvent une seconde lecture.

(25/03/04) Grégory Covin

AQUAMAN # 16 (VO)

Auteurs : Pfeiffer - Gleason - Alamy
Editeur : DC Comics
mars 2004

On parlait il y a peu du début du nouvel arc de la série Aquaman, qui permettait à tout nouveau lecteur ne connaissant pas le personnage de découvrir ses aventures, par le fait qu'elles sont ici des plus accessibles. La suite ne fait que confirmer cette bonne impression. Jouant tout autant sur le plan fantastique que l'enquête policière, on suit notre héros à la recherche d'indices pour comprendre de quelle manière les victimes de la catastrophe - qui a englouti une partie de la ville - ont survécu non sans être changées à tout jamais. L'histoire est assez simple et les auteurs ne nous noient pas avec de nombreuses pistes plus complexes les unes que les autres. On suit donc, en se laissant porter par l'idée principale, le petit courant qui nous emmène au cliffhanger de fin, principal élément apportant un début d'explication à l'ensemble.
Voici donc une série qui n'a rien d'extraordinaire mais qui permet de changer quelque peu de style de lecture, loin des conflits galactiques, des super vilains - bien qu'il y en ait sans aucun doute un gros qui nous attende à la fin de l'arc - et des scénarii à deux sous que l'on a déjà lus des centaines de fois.

(24/03/04) Grégory Covin

DAREDEVIL # 58 (VO)

Auteurs : Bendis - Maleev
Editeur : Marvel
mars 2004

Quand on parle de Daredevil, les " vieux " lecteur ont souvent un petit sourire aux lèvres et se remémorent la période bénie avec Miller aux commandes. Le héros perdait pieds, un peu plus à chaque épisode, et nous étions à ses côtés, à le soutenir, incapable de savoir quelle funeste destinée l'attendait le mois prochain.
Bendis a réussi à capturer cette essence, à la faire sienne, et à nous pondre un récit aussi mature et sombre que l'était celui de Miller. Daredevil a décidé de changer, de devenir le démon que son costume incarne, et ainsi de prendre la place de ceux qui dirigeaient sa ville. Cela n'a en rien résolu ses ennuis, bien au contraire ! Réalisant que les nombreux petits démons ont laissé la place à un seul, aussi redoutable soit-il, voici que déboulent les Yakusa afin de s'octroyer un nouveau territoire. Daredevil disparaît alors, après un affrontement incroyable. Ses alliés l'abandonnent, petit à petit, et nous suivons ainsi Ben Ulrich, la voix de Daredevil, ses yeux sur son univers, l'ombre qui lui donne ce recul qui nous permet de mieux comprendre ce héros peu ordinaire. Psychologie, mystères, univers qui s'écroule sur lui-même, qui doute, nous suivons un héros qui se retrouve seul, ou presque, avec ses peurs, ses doutes, et qui nous les communique. Comment tout ceci va bien pouvoir finir ? Impossible de le dire pour le moment, d'où un plaisir de lecteur qui ne tarit pas.

(24/03/04) Grégory Covin

SUPERMAN/BATMAN # 8 (VO)

Scénariste : Loeb
Dessinateur : Turner
Editeur : DC Comics

Vous vous dites que lire une série DC comprenant ses deux plus grands hérauts est intéressant mais s'il y avait une héroïne dans l'équipe, ça ne serait pas mal non plus ? Point de Wonder Woman à se " mettre sous la dent " mais avec le début de ce nouvel arc voici qu'une toute nouvelle Supergirl pointe le bout de son nez. Tout comme un nouveau dessinateur : Michael " Fathom " Turner. De quoi avoir l'eau à la bouche.
Après les incessantes bastons des derniers épisodes, cela fait du bien de voir nos héros faire une nouvelle rencontre, à peu près dans le calme ; l'un heureux de retrouver l'un des siens, et l'autre (Batman bien évidemment), intrigué et quelque peu soupçonneux. Cette Supergirl n'est peut-être rien d'autre qu'une bombe à retardement... Les dessins de Turner sont riches et mettent en valeur tout autant les personnages que les décors. Le récit est sans temps morts, classique mais jouant avec ce qui donne l'envie de lire le prochain épisode : on se demande ce qui va survenir et quels sont les pièges que le scénariste nous prépare pour les prochaines pages. Voici donc un bon début d'arc, en espérant que la flèche qu'il vient d'envoyer atteigne la cible en beauté et qu'il nous donne ainsi une conclusion un peu plus originale que les derniers travaux de Loeb.

(21/03/04) Grégory Covin

AVENGERS/THUNDERBOLTS # 1 (VO)

Auteurs : Busiek - Nicieza - Kitson - Erskine
Editeur : Marvel

Les Thunderbolts, en voilà une sympathique série qui, au lieu de s'arrêter dans la fleur de l'âge, a décidé de perdurer et a perdu de sa superbe au fil des épisodes. La voilà de retour, décidant toujours à sa façon de sauver le monde tout en l'arnaquant d'une manière ou d'une autre, avec en face d'elle l'équipe des Vengeurs. On sent la confrontation qui s'opère au fil des pages et si elle n'a pas lieu dans le premier épisode, il est aisé de constater que l'ensemble du récit est construit pour nous amener à cette confrontation, et seulement cette confrontation (bon, avec un peu de chance, il va y avoir un vrai méchant dans l'histoire et nos deux équipes vont s'allier au dernier moment, après s'être foutu sur la gueule, pour le défaire). Oui, vous m'avez entendu soupirer… A oublier.

(21/03/04) Grégory Covin

JLA # 94 (VO)

Auteurs : Byrne - Claremont - Ordway
Editeur : DC Comics

Et voici qu'arrive John Byrne ! L'a priori sur un rejet du style du dessinateur de l'une des plus grandes époques des X-Men, compréhensible après les horreurs qu'il a réalisées, tel le Just Imagine Stan Lee creating Robin, disparaît très vite de par la qualité et les détails apportés à ses planches (bon, ça reste du John Byrne, ceux qui y sont allergiques n'aimeront toujours pas) mais malheureusement c'est l'histoire qui fait couler le navire. En quelques pages, on boit la tasse en rencontrant le grand méchant de l'histoire, un vampire au nom redoutable de Crucifer. S'il est encore besoin d'en rajouter, on peut dire qu'il s'agit d'une histoire de vampires transposée dans le monde des super héros, Superman jouant ici le rôle de victime ; intéressant, étant donné que l'Homme de Fer est rarement mis à mal mais l'aspect old school de l'ensemble " plombe " le récit. Cela manque de mordant, le comble pour une histoire de vampire.

(21/03/04) Grégory Covin

NEGATION # 27 (VO)

Auteurs : Tony Bedard - Paul Pelletier
Editeur : CrossGen

Les séries futuristes en comics sont rares. Peut-être parce que ce n'est pas ce que cherche le public ou simplement parce qu'en général elles ne parviennent jamais à concurrencer les livres de SF ou tout bonnement les films et périssent par le désintérêt progressif de leur lectorat ? Allez savoir ! Peut-être un peu des deux. Negation est en tout cas une série qui mérite votre attention même si c'est un peu tard. Oui, le numéro 27 est le dernier épisode. Il donne en fait naissance à la mini série Negation War, qui va réunir tous les héros de l'éditeur dans un gigantesque combat final contre l'empereur de la galaxie, le tant redouté Charon. Dans cet ultime opus, nos héros se découvrent un allié de poids, double de Charon, et se préparent à l'affrontement final. Toujours très bien rythmé, loin des clichés SF dont les séries télé peuvent jouer jusqu'à épuisement, la lecture de Negation, depuis le premier épisode (Semic a publié un bon tiers de la série en français), est toujours un moment de plaisir. On passe d'un personnage à un autre, avec leurs qualités et leurs défauts (pas de super guerrier, donc), et même leurs adversaires ont des qualités qui font qu'on suit leur destinée, en s'attanchant à leur devenir. On se retrouve donc dans quelques semaines, pour parler de la mini série Negation War.

(19/03/04) Grégory Covin

ULTIMATE X-MEN # 18

Scénario : Bendis
Dessin :
Finch
Editeur :
Panini comics (Coll. Marvel France)
mars 2004

Et voici qu'arrive Brian Michael Bendis ! Une série de plus à son palmarès déjà important et on peut ainsi se demander ce qu'il va pouvoir apporter après le long run de Millar - qui était très décevant sur la fin. Tout d'abord, le changement de scénariste fait du bien, après les sempiternels conflits avec Magneto qui commençaient à tourner en rond. Par contre, Bendis ne prend pas vraiment le sort de l'équipe en main mais plutôt celui de Wolverine. On réalise ainsi, au fil des pages, que l'on a davantage affaire à un épisode de Spider-Man avec un invité guest star qu'est notre mutant griffu.

Ensuite, en lien sans doute au style de la série Ultimate Spider-Man, on est loin de l'ambiance d'un Daredevil ou d'un Alias, l'action a ici davantage de place et les dialogues sont moins nombreux. Par contre, le récit reste assez lent, ce qui est positif d'un coté, permettant à l'ambiance de s'installer mais présente d'un autre un aspect répétitif quelque peu ennuyeux. Ainsi, il faut plus de dix pages à Bendis pour nous montrer un Wolverine en train de déjeuner dans un petit café ; des pages et des pages de blabla quand Peter rencontre Wolverine et lui pose quelques questions dont le lecteur connaît les réponses - comment marche son système auto guérisseur, etc. Elément nécessaire sans aucun doute de la part de Peter Parker qui rencontre Wolverine pour la première fois, mais une impression, pour le lecteur, qu'on rallonge inutilement l'histoire.

Pour conclure, nous voici véritablement avec un épisode de la série Ultimate Spider-Man s'acoquinant avec le personnage le plus charismatique des X-Men. Quand on sait que Daredevil et la Veuve Noire vont être de la partie dans les prochains épisodes, on peut regretter que la destinée de l'équipe des X-Men soit ainsi délaissée. Tout comme de voir que Bendis fait durer inutilement son histoire, au risque d'ennuyer ses lecteurs…

(19/03/04) Grégory Covin

ULTIMATE X-MEN # 43 (VO)

Scénario : Bendis
Dessin :
Finch
Editeur : Marvel

Lorsque l'on a en mains un numéro de Ultimate X-Men, on s'attend tout naturellement à des moments de bravoure, des affrontements surhumains et un peu de blabla saupoudré de morale. Quand, à la lecture d'un numéro, comme c'est le cas ici, on ne découvre que du blabla, on se demande bien ce que s'imagine l'auteur quant au plaisir de ses lecteurs. Le Fauve décide de fuir l'équipe tandis que le gouvernement cherche un moyen de contrôler les mutants. Curieuse formule qui nous donne 22 pages illustrées, non dénuées d'intérêt, mais " pleines de vide ". On a la sensation (véritable) que Bendis prend son temps : ce qui ne mériterait qu'une poignée d'épisodes se voit décliné en une suite d'arcs qui nous monte à plus d'une dizaine d'opus pour raconter une histoire toute simple. C'est bien trop et le plaisir en pâtit.

(19/03/04) Grégory Covin

ULTIMATE SPIDER-MAN # 54 (VO)

Scénario : Bendis
Dessin :
Bagley
Editeur : Marvel

Vous avez hâte d'être en juillet pour aller voir le film Spiderman 2 ? Vous n'êtes pas les seuls. Bendis vous invite ainsi à assister au tournage du film et ce dans l'univers Ultimate mais avec les personnalités du monde réel : Toby McGuire, Sam Raimi, alors qu'en parallèle le Docteur Octopus prépare son évasion.
Pas de véritables surprises dans ce numéro, tout comme les derniers opus d'ailleurs mais un plaisir de lecture toujours bien présent. Le même scénariste, le même dessinateur, et ce depuis le premier épisode, confèrent un bien être et un univers solide dans lequel on plonge tête la première dès la première page. Les aficionados de la série ne seront pas déçus. C'est la même croisière sur le fleuve narratif qui dure depuis le premier numéro : une croisière toujours aussi agréable malgré ses quelques longueurs et les nouveaux lecteurs s'habitueront très rapidement à ce voyage accessible et dépaysant, que l'on connaisse ou non la série régulière (Amazing Spider-Man ou Spectacular Spider-Man).

(18/03/04) Grégory Covin

NEW X-MEN # 153 (VO)

Scénario : Grant Morrison
Dessins : Marc Silvestri
Editeur : Marvel

Pour son dernier run sur les X-Men, Grant Morrison nous entraîne dans un lointain futur, dans lequel il ne reste plus grand monde de la super équipe. Avec le temps, certains ont changé de camp, par désir ou par manipulations génétiques et l'on est ainsi quelque peu déphasé devant les nouveaux venus, sans grand intérêt, tout comme d'ailleurs devant ceux qui restent. Les dessins de Marc Silvestri sont pour beaucoup dans le plaisir de lecture ressenti, le scénario de Morrison n'étant au final intéressant que pour la toute puissance qu'il confère à Phoenix et la curiosité que suscite ce bien étrange futur. On regrettera donc l'ingéniosité de ses premiers épisodes, emplis d'une violence psychologique et d'un dynamisme hors pair.

(16/03/04) Grégory Covin

ULTIMATE SPIDER-MAN # 23

Scénario : Bendis
Dessin :
Bagley
Editeur : Panini comics (Coll. Marvel France)

Le BlackBird des X-Men a explosé en plein vol dans le dernier épisode, et Spidey qui faisait parti du voyage se la joue "Vertical Limit" en dégringolant la pente du ciel sans filet. Il se retrouve donc au domicile des X-Men pour un épisode de blabla sur la façon de traiter son "copain" d'école qui présente des gènes mutants des plus curieux.

Loin de l'univers de Peter Parker, avec sa vie estudiantine et sa relation avec Mary Jane, on constate que les histoires de Spiderman ne sont pas trépidantes. Les retournements de situation n'ont que peu d'intérêt - tout comme leur résolution -, ses rencontres sont sans saveur - heureusement non dénué d'humour -, ce qui nous donne au final un récit qui n'apporte rien à l'univers du Tisseur et malheureusement ne nourrit pas le lecteur friand des mésaventures du Monte en l'air. Spider-Man, la bébète qui monte, qui monte et qui parfois descend en terme de qualité. Ce qui est le cas pour ces derniers numéros.

(14/03/04) Grégory Covin

THE ULTIMATES # 8

Scénario : Millar
Dessin : Hitch
Editeur : Panini comics (Coll. Marvel France)

C'est le meilleur comics du moment, ni plus ni moins. Du moins pour ce qui concerne le genre super héros. Impossible de le comparer à une autre série Marvel tant les auteurs l'ont emmené à des hauteurs jamais conquises jusqu'à présent. On ressent des frissons lors de la lecture, on sourit, plisse le front, même si l'originalité des premiers épisodes a laissé la place à une méga baston. Mais de la baston de qualité : super production américaine, ça explose de partout, le ciel est empli de soucoupes alors que la terre est jonchée de cadavres. La fin de l'arc et de la série approche à grand pas - avant de repartir de plus belle dans le courant de l'année avec la seconde série - et l'on s'en prend plein les yeux tant la méticulosité de Hitch est étonnante. C'est spectaculaire, beau, assez intelligent pour que, malgré ces combats incessants, on n'ait jamais la sensation de déjà vue qui occulte un grand nombre de comics. Bref, 50 pages de bonheur à lire et relire, en attendant le prochain épisode.

(22/02/04) Grégory Covin

HULK # 7 - 8

Scénario : Bruce Jones
Dessin : Stuart Immonen
Editeur : Panini Comics (Coll. Marvel France)

Comme tout bon final qui se respecte, c'est perdu en pleine nature et sous une pluie battante que l'ultime confrontation va se jouer. Et la bête surgir des bois. Bruce Jone fait monter la pression, obligeant le lecteur, à un moment donné, à se demander s'il verra Hulk remplacer le frêle Banner avant la dernière page. Ce scénariste a quelque peu le syndrome Bendis, il excelle dans ses récits quand on en lit plusieurs d'affilé. Effectivement, un épisode seul ne suffit pas vraiment, étant donné que l'on a parfois l'impression d'arriver à la page de pub et que la suite va repartir de plus belle alors que l'on est déjà à la dernière page. Ce n'est pas un manque d'action, c'est juste que le relationnel prend énormément de place et remplit à lui tout seul l'épisode. Cela nous change des scénarios "bêtes et méchants" dans lesquels les héros défendent l'univers sans savoir - ou presque - pourquoi les envahisseurs se trouvent là - mais en bons envahisseurs bêtes et méchants, ils sont juste là pour s'en prendre plein la gueule.
Bruce Jones nous emmène donc dans des aventures simples mais des plus humaines, dans lesquelles on ne voit pas Hulk à chaque page, raison pour laquelle il semble ici bien plus puissant et inquiétant qu'il ne l'a jamais été. Les personnages, peu nombreux, sont bien exploités et s'étoffent numéro après numéro, devenant parfois aussi importants que le héros lui-même - en terme d'affects. Les mystères sous-jacents font sans cesse rebondir l'histoire et donnent donc envie d'avoir le prochain numéro entre les mains.
Stuart Immonen termine ici sa prestation, tout à fait dans le ton, avec son encrage chargé et pesant comme ce récit. L'idée d'un dessinateur différent par arc est des plus plaisantes, nous offrant ainsi récit et illustration d'un genre différent, nous promettant de nouvelles surprises et autres ambiances. Les aventures de l'Incroyable Hulk sont donc à découvrir pour ceux qui n'appréciaient pas les anciens récits du Géant Vert car il s'agit bien d'un héros différent qui évolue dans ces pages.

(19/02/04) Grégory Covin

ULTIMATE SIX # 6 (VO)

Scénario : Bendis
Dessin : Hairsine
Editeur : Marvel

Ultimate Six raconte l'alliance des plus terribles ennemis du Tisseur - tels L'Homme Sable, Octopus, Electro et bien entendu le Bouffon Vert -, et l'intérêt de ces derniers pour la super équipe du SHIELD : The Ultimates. Les vilains vont donc se voir capturés, analysés comme des animaux de laboratoire, avant de décider de s'allier et de donner une bonne leçon à ces foutus héros. Spiderman va ainsi se retrouver entre les deux équipes, le Bouffon Vert étant bien décidé à faire de lui son fils spirituel et, de plus, connaissant sa véritable identité - et donc menaçant la vie de ses proches - ne lui laisse pas véritablement le choix.

On ressent au fil des épisodes toute l'énergie positive de la série The Ultimates qui se dégage dans ce récit, même si on reconnaît le style de Bendis, plus propice aux dialogues. Tout se met en place pour finalement arriver à ce sixième épisode qui oppose les deux équipes : Ultimates versus les Ultimate Six. Spiderman ne restera pas neutre bien longtemps, alors qu'il se voit affronter Captain America. On regrettera toutefois un manque d'originalité alors que l'on arrive à la fin de l'histoire et surtout un combat qui s'arrête bêtement ; il aurait été préférable de réaliser un numéro 6 double au lieu de scinder de la sorte un affrontement bien mis en scène, bien que basique pour ce qu'il apporte en terme de retournements de situation. Bref, une bonne lecture que devraient apprécier tous les fans de l'univers Ultimate et plus particulièrement de Spiderman et des Vengeurs, mais une lecture également des plus frustrantes tout simplement pour nous vendre un numéro de plus.

(19/02/04) Grégory Covin

4 #1 (VO)

Scénario :Roberto Aguirre-Sacasa
Dessin : Steve McNiven
Editeur : Marvel (ligne Marvel Knights)

(Février 2004)

Ça ne va pas fort chez les Fantastiques, qui fêtent l'anniversaire de leur fils, ignorant la prochaine menace qui s'approche lentement mais sûrement du Baxter Building et ce dans un nouveau titre qui paraît sous le label Marvel Knights. Le postulat de base de ces nouvelles aventures s'inspire ainsi des derniers épisodes de la série régulière, à savoir les problèmes financiers des 4 Fantastiques, cette fois étendus et davantage réalistes (un super vilain ne vient pas figer l'histoire, on reste dans la problématique et dans la recherche d'une solution). Telle une rangée de dominos qui voit s'écrouler une pièce après l'autre, l'univers financier des Fantastiques s'effondre. Trahison du comptable, ville qui décide de ne plus prendre en charge la réparation des dégâts, nos héros se retrouvent sans le sou et se voient dans l'obligation de se trouver de nouveaux jobs. On peut mettre en exergue le fait que la majeure partie de l'équipe est composée de gens brillants - Red est scientifique, Ben est pilote - et qu'avec leur notoriété, dénicher un job ne doit pas être si compliqué que cela (en-dehors du fait de la crainte de l'entreprise de voir un gus habillé en collant débarquer pour attaquer le héros repenti).

C'est donc avec cette idée de départ intéressante que l'on plonge dans les remous de la découverte d'un boulot pour des super héros, le tout magistralement illustré par Steve "Meridian " McNiven dont chaque planche est une petite beauté. Pas de rebondissement, pas de confrontation, juste la vie de tous les jours et ses tourments ; l'espoir que demain se présente sous de meilleurs auspices, que le monde nous sourie et que l'on puisse ainsi lui retourner ce sourire, avec cette fierté d'en faire parti. Un excellent début.

(19/02/04) Grégory Covin

Mike Mignola et La Bible infernale

Hellboy !! Quand il est revenu en France (enfin ! Et merci aux éditions Delcourt), les fans de Mike Mignola pouvaient enfin ressortir de leurs cryptes bouffées par la vermine pour saluer ce putain d'enfant de Satan!
Car Hellboy est fils du Diable, ses aventures chez Delcourt (6 titres parus) ont d'ailleurs commencé par "Le Diable dans la boîte", suivi par "Le cercueil enchaîné" (recueil de 3 histoires), "La Main droite de la Mort", "Les Germes de la Destruction" (un album excellent pour comprendre la naissance d'Hellboy et suivre la complexe trame du projet Ragna Rok), "Le Ver conquérant" et "Au Nom du Mal". Il y a déjà dans cette liste de nombreux titres au tirage tout bonnement épuisé. Les quatre premier tomes ont donné aussi l'occasion d'une parution en coffret.
Ah, je sais, certains ont dû mal à suivre les aventures de ce démon rouge au pilon d'acier !! Les scénarios de Mignola sont aussi surprenants qu'alambiqués et celui qui n'a pas son traducteur cosmogonique s'en sort très difficilement... Mais attention les yeux ! Pour ceux qui veulent un jour connaître un nom qui veut dire maîtrise totale de l'encrage, science de la mise en scène et exploitation dynamique de la mise en pages, le Monsieur s'impose. Mignola, c'est Lovecraft pris en photos parmi ses pires cauchemars, l'ombre d'Arkham où le pire des fêlés ne semble être qu'un simple déprimé, c'est Dieu à la cave qui cherche désespérément la lumière sachant que Belzébuth à piqué les fusibles !!
Entre nazillons et trublions morbides de l'Histoire, Mignola invoque le grand Serpent, le Ver qui ronge l'âme, le poison qui pourrit le sang de l'homme. Son oeuvre sort du dernier recoin de l'Enfer, celui qui ne connaît même pas le rougeoiement palpitant des flammes infernales.
Sombre est le dessin de Mignola, tout transpire l'ombre qu'un éclat de mine, qu'une transpiration de crayon ou un aplat bleu nuit viennent animer pour qui aime les univers suintant la poésie d'un Clark Ashton-Smith, les respirations spasmodiques de Lovecraft où l'amusement cynique d'un Robert Bloch (invité au banquet du quatrième opus publié).
L'oeuvre est moderne, étrange, presque dérangeante. Elle régale les fanas d'ambiances glauques, de récits ésotériques ou de conspirations sous-terraines, d'ailleurs déformés par la laideur du Mal, d'insoupçonnés ennemis d'une humanité sans défense. L'impossible y règne sans partage, le temps et l'espace appartiennent à l'innommable qui cherche à installer un Empire sans espoir.
Hellboy est un super héros qui sort totalement de l'imagerie habituelle destinée au public américain, coup de poker d'un illustrateur hors pair qui décida d'imposer son Art plutôt que de subir celui des Majors façon Marvel.
Maître des ombres, créateur d'un univers original et peu évident à vendre dans le mondes des comics, Mignola méritait une messe noire, un livre de référence.
Delcourt la lui offre en novembre dans sa collection Contrebande pour célébrer ce héros appelé pour étendre la peur et la puissance des ténèbres, ce fils de Diable qui va donner toute sa puissance pour en fin de compte défendre l'homme face à l'obscurantisme (il ferait bien de venir, on a de grands besoins ces derniers temps!!).
Cette "Bible infernale" contiendra 200 pages de dessins sur "Hellboy" et de très nombreux croquis, un bel album hommage servi sous jaquette et que les nombreux fans de Mignola vont guetter avec impatience. C'est pour ces jours-ci... 35 euros pour un voyage aller-retour en Enfer, c'est donné !
A noter qu'Hellboy connaît une double actualité puisqu'une nouvelle édition pour "Le Cercueil enchaîné" doit aussi sortir, des versions enrichies de nombreuses pages absentes de la première édition. Toujours chez Delcourt.

(19/11/03) Fabrice Leduc

 

 

 

 

 

 

 

 

FURY : Lève-toi et marche

Garth Ennis - Rarick Robertson - Jimmy Paliotti
Editeur : MARVEL France (Coll. Max)

12 euros


Qu'arrive-t-il à un homme dont la vie se résume à sortir victorieux de batailles bien préparées, alors que nous sommes en temps de paix : l'ennui pointe le bout de son nez et joue l'incruste. A un point tel que notre homme rencontre l'un de ses anciens adversaires autour d'un verre et qu'ils se mettent à parler d'engager la guerre. Si cela ressemble de prime abord à des mots lancés dans le vide, tout aussi impressionnants et inoffensifs qu'une grenade à plâtre, c'est pourtant ce que Rudi, l'adversaire de Fury, va mettre en scène en retirant les balles à blanc de cette discussion trop arrosée pour en mettre de bien mortelles.

Garth Ennis était sans aucun doute l'auteur tout indiqué pour répondre à l'appel de la nouvelle offensive Marvel que représente Max comics : des séries plus adultes, parfois violentes et crues. Délaissant le costume un peu trop propre sur lui du Punisher, Garth Ennis peut de nouveau avancer dans cette boue de délires visuels et narratifs qu'il aime tant. Et c'est, en quelque sorte, ce qui lui porte préjudice : Garth Ennis fait du Garth Ennis, semblant incapable de se renouveler ou de présenter une once d'originalité, voire même se parodiant lui-même. On atteint ainsi des sommets de gore rarement vus dans des comics et, de ce fait, on peut se demander si sous cette crasse de violence se trouve bel et bien un récit qui mérite notre attention, du moins pour ceux qui le lisent depuis des années. Les six épisodes deviennent effectivement bien vite un Doom-Like, un jeu vidéo dans lequel le héros flingue à tour de bras sans trop réfléchir. Si un tel jeu permet de se détendre devant un ordinateur après une journée de boulot, cela manque toutefois d'idées pour une bande dessinée.

Comme dans tous les récits de Garth Ennis, le héros et le chef de ses ennemis sont des individus peu recommandables mais que l'on pourra définir comme des êtres doués d'intelligence, principalement en rapport à leur subordonnés qui obéissent aux ordres et deviennent rapidement de la chair à canon. Le final est une boucherie que l'on doit se forcer à ne pas lire avec le premier degré, bien que l'humour soit absent - excepté en ce qui concerne le neveu du colonel. On finit par ne plus savoir, finalement, si Garth Ennis aime la guerre, parvenant toujours à la sublimer dans ses récits, cette dernière permettant à l'Homme de devenir fort - ce qui ne te tue pas te rend plus fort -, ou au contraire à la rejeter en montrant toutes ces atrocités…

Le rapport qualité prix de ce bel ouvrage édité chez Marvel France est encore une fois des plus intéressants et permet de proposer l'intégralité d'une série aux fans de Garth Ennis sur du beau papier et un album digne de faire partie d'une prestigieuse collection, tout comme les 100% Marvel ou les Semic Books. Pour les autres, il y a d'abord les premiers " Preacher " à lire, ainsi que " Goddess " chez le défunt Téméraire mais que l'on peut trouver d'occasion avec un peu de patience.

(23/10/03) Greg

 
SUPERMAN # 1

Scénario : Joe Kelly
Dessins : Pascual Ferry, Duncan Rouleau, Alex Ross, Tony Harris, Bill Sienkiewick, Dave Bullock, Ed Mac Guinness, J.H. Williams, Dan Jurgens, Klaus janson, Kilian Plunkett, Jim Lee, Tim Sale et Lee Bermejo
Encrage : Cam Smith, Marlo Alquiza, Scott Hanna et Duncan Rouleau
Couleurs : Moose Baumann, Jérémy Cox et Guy Major
Création du personnage : Joe Shuster et Jerry Siegel
Traduction : Makma/Ed Tourriol
Lettrage : Studio Pascale Buffaut
Editeur : SEMIC (Coll. C.O.M.I.C.S)

Episode original : Action Comics # 800 (DC Comics)

64 pages - 3,90 euros (bimestriel - juillet 2003)

Après Batman, au tour de Superman de revenir aux éditions SEMIC via ce premier numéro qui se présente un peu sous la forme d'un album photos. Des tranches de vie viennent bercer le lecteur via des passages en couleurs et en noir et blanc, illustrés par de nombreux artistes - trop, soit dit en passant -, qui au final laissent une sensation quelque peu mitigée. On s'ennuie parfois, l'album photo étant tout de même long d'une soixantaine de pages sans nous proposer le moindre rebondissement. Certains passages n'apportent rien à l'ensemble, présentant la joie et l'amour du monde pour l'icône américaine ou ce que cette dernière leur a apporté dans leur relation avec leur entourage.
Pour conclure, il s'agit du résumé d'une vie à travers l'illustration de quelques étapes plus ou moins importantes du personnage qui l'ont mené là où il est aujourd'hui. Excellente initiative de l'éditeur pour mettre les anciens et nouveaux lecteurs dans le bain, qui n'est donc qu'une mise en bouche pour le véritable départ de la série dans le prochain numéro. Sympathique mais loin d'être indispensable si l'on connaît un tant soit peu le personnage.

(04/07/03) Greg

SPECIAL DC # 17 : Batgirl

Scénario : Scott Peterson/id./Gardner Fox/Devin K. Grayson
Dessins : Phil Noto/Giuseppe Camuncoli/Carmine Infantino/Duncan Fegredo
Encrage : Andy Owens/Cameron Stewart/Sid Greene/-
Couleurs: Tom Mac Craw/id./-/Lee Loughridge
Traduction : Jérôme Wicky
Lettrage : Studio Vianney Jalin
Editeur : SEMIC

Episodes originaux : “Batgirl : secret files and origins # 1”, “detective comics #359” et “Batman chronicles # 9” (DC Comics)

76 pages – 4,60 € (décembre 2002 – bimestriel)

 « Spécial DC » prend la voie de feu « Strange Spécial Origines » et c’est tant mieux car nous voici enfin livrés tous les secrets sur les origines des principaux personnages de l’univers DC. Après Nightwing, nous partons à la découverte de Batgirl ou plutôt des Batgirls. Un rédactionnel précis et bien documenté nous permet d’apprécier l’évolution du personnage et de ses différentes identités. Quant aux choix des BD, il est de très bonne facture avec l’apparition du personnages dans les années 60, sa première rencontre avec Robin (ils deviendront amants par la suite) et la découverte de la nouvelle incarnation du personnage : plus sombre et plus violente. Le dessin et le découpages restent classiques et ce mélange de naïveté des 60’ avec un trait plus anguleux des années 2000 conforte la totale réussite de ce numéro. On ne pourra pas dire que SEMIC fait la sourde oreille à ses lecteurs puisqu’ils mettent tout en œuvre pour que l’univers DC trouve enfin sa place dans le marché français (« Green Arrow » en Semic Books, « Superman » dans la collection privilège et « Batman » de retour en février).

Frank CAMOUS (27/12/02)

JUST IMAGINE # 4 : Imagine Stan Lee Creating Catwoman

Scénario : Stan Lee et Michael Uslan
Dessins: Chris Bachalo et Darwyn Cooke
Encrage: Richard Friend et Mike Allred
Couleurs : Alex Sinclair
Traduction: Jérôme Wicky
Lettrage : Studio Pascale Buffaut
Editeur : SEMIC

Episode original : "Just Imagine Stan Lee with Crhris bachalo creating Catwoman" (DC Comics)

52 pages - 3,90   (janvier 2003)

 

Il y a des noms qui nous font dresser l'oreille. Chris Bachalo... Des personnages qui nous font nous lécher les babines. Catwoman... Et lorsque l'ensemble se marie, on ne peut que ronronner de bonheur à l'idée de ce que cet amalgame va donner. Ce Just Imagine Stan Lee... donne donc la vedette à l'une des héroïnes les plus sexy de l'univers DC, en reprenant et modifiant ses origines mais également en la faisant confronter un personnage diabolique plutôt intéressant.

Pour ce qui est du scénario, Stan Lee nous signe un récit honnête, parfois trop typique des récits super-héroiques qui fleurissaient lorsqu'il faisait naître Spiderman ou encore les 4 Fantatiques - entendez par là que les origines du personnage sont tirées par les cheveux, voire complètement risibles. Toutefois, le récit ne s'attarde pas sur la façon dont ce jeune mannequin a acquis ses pouvoirs mais bien sur ce qui se passe après. Encore une fois, Stan Lee n'évite pas les clichés franchement bateaux - le père de la jeune femme est un ancien flic qui déteste les super héros, sorte de J. J. Jameson version DC. Mais la confrontation entre Catwoman et Flesh Crawler est dynamique, fluide, superbement mis en scène par Chris Bachalo toujours aussi maniaque quant à la quantité de détails par case.

Bref, on se retrouve très vite envoûté, principalement par la qualité des dessins mais également par une histoire simple mais bien rythmée, à laquelle il ne faut toutefois rien demander de plus. C'est du comic classique, mélangeant action et relationnel, tout ce qui a fait le succès des scénarios de Stan Lee à la grande époque MARVEL. Très sympa.

Greg (02/01/03)

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